@@@@@@@@
Attention : blogueuse chroniquement débordée !!!
Tous les commentaires sont lus et appréciés,
je m'efforce d'y répondre une fois par semaine dans la mesure de mes possibilités
Alisabel contre le "jetable"
Alisabel : 1/ Sopalin : 0
Alisabel : 1/ Coton à démaquiller : exterminé !!!
la petite salle de bains dans la prairie est équipée de carrés à démaquiller lavables 100%
recup.
Alisabel:1/ bougies chauffe plat : virées !!! voir ici
Et il y en a qui vont encore plus loin ici

En ce moment Alisabel teste pour
vous :
Tous les tests d'Alisabel depuis la naissance du blog
sont là
Des livres qui parlent de ce dont je
parle
" Accoucher en sécurité" Sophie Gamelin-Lavois édition vivez soleil
"L'hygiène naturelle de l'enfant " Sandrine Monrocher Zaffarano , la vie sans couches, éditions Jouvence
" Sans couches , c'est la liberté" Ingrid
Bauer, éditions Instant Present , un trés bon livre si vous voulez pratiquer l'HNI .
"L'hygiène naturelle infantile " Carine Phung éditions souffle d'or.
"Le Concept CONTINUUM" Jean Leidloff , éditions ambre ; Attention ça secoue ...
"Apprendre à lire en famille" Marlène Martin éditions instant présent
" les 5 dimensions de la sexualité féminine" Danièle Starenkyj editions
Orion
Je vous parlais la semaine dernière des bébés à la tête plates, soit de la plagioplastie posterieure d'origine positionnelle / PPOP.
Grace à Mimie j'ai pu creuser quelque peu le sujet .
La POPP est un phénomène récemment reconnu mais dont on parle encore assez peu. la PPOP connait une croissance exponentielle concernerait 1/50 à 1/3 des naissances . Commme vous pouvez le lire cette fourchette est large, ce qui démontre que le ph2nomène est encore peu étudié .
Selon les textes médicaux que j'ai pu lire, l'épidemie de popp serait apparue avec les recommandations récentes de faire dormir les bébés sur le dos pour limiter les risques de MSN.
Sur ce point je suis dubitative : ma grande est de 93, et à l'époque la tendance était de coucher les bébés sur le côté. Et j'avais deja constaté la vertigineuse platitude de l'arrière du crâne de bébés de mon entourage. Mais bref ...
La POPP mérite d'être prise au sérieux, puisque elle peut être définitive dans 14 % des cas .
La réponse médicale aux cas de POPP a longtemps été : "laissez , ça passera tout seul ".
Mais aussi, dans les cas les plus marqués , de proposer carrément la chirurgie (malgré que les cas de véritable suture définitive du crâne soient trés rares) ou bien l'orthèse. Pauvres bébés au crâne déformé que l'on fait passer sur le billard ou qu'on afflige de moules en silicone.
Encore une fois l'interventionnisme médical est toujours trés rapide à se manifester , et à sortir l'artillerie lourde et couteuse ..
J'ai lu l'étude MILLER * sur les conséquences à long terme de la POPP. A ce jour c'est l'étude la plus complète qui ai été réalisée .
Et je l'ai trouvée désespérante de ... platitude .
63 cas suivis sur une période de 11 ans . le seul critère pris en compte étant la persistance de la POPP. Aucune autre donnée sur le maternage ou l'éducation n'a été prise en compte .
39 % des enfants suivis ont eu des difficultés scolaires, contre 7% dans le groupe témoin.
Voilà qui est intéressant mais ne répond pas à notre question : le retard de ces enfants est il d'origine uniquement physique (à cause de la boite craniènne déformée ) ou bien est il à mettre en relation avec le manque de maternage et de stimulation ?
Aucune esquisse de réponse dans les textes trouvés .
Bon et maintenant que les dangers de la POPP sont reconnus , quelle est la prévention recommandée par nos têtes pensantes ?
et bien je vous le donne en mille : mettre le bébé sur le ventre et le coté quand il ne dort pas !!
Cette recommandation pourrait prêter à rire et à se demander si ces personnes ont déja eu à s'occuper de bébés: changer le bébé de position et le laisser se muscler d'accord ; mais le laisser ainsi durant toutes ses périodes d'éveil ce n'est pas réalisable . Alors si on ne préconise pas le portage : il reste quoi ? le transat !!
Il serait bon que que tous ces augustes chercheurs qui étudient les bébés et donnent des conseils pour s'en occupper sortent un peu de leurs labos de temps à autre :
Les notions de portage , de maternage proximal , de stimulation de l'intellect du bébé , et d'environnement affectif sont complètement occultées dans ces textes et ces études . Et l'allaitement n'est meme pas évoqué !!!
Et pourtant si une maman lambda comme moi a pu s'apercevoir que les bébés à tete plate sont des bébés souffrant d'un manque de maternage, il me semble que des grands pontes de la pédiatrie devraient pouvoir s'en rendre compte aussi ?!?!?
Et qu'en est il de la POPP dans les pays ou on ne connait pas les transats et où les bébés sont portés ? Je n'ai pas trouvé d'infos sur le sujet . La vraie vie c'est déja trop loin pour nos cherche
urs , alors le tiers monde , n'en parlons pas ....
J'ai longtemps ricané en pensant que ces chercheurs sont sûrement influents dans leurs disciplines, et que leurs études doivent être publiées dans les revues specialisées de nos pédiatres et puéricultrices . Je comprend mieux maintenant que des professionnels des santé en contact avec des parents donnent des conseils aberrants : c'est parce qu'ils émanent de gens plus diplomés qu'eux ;-)))
La prochaine fois que votre pédiatre vous racontera une ânerie plus grosse que lui vous repenserez peut être à la POPP ...
sources :
http://www.swiss-paediatrics.org/paediatrica/vol13/n4/plagio-fr.html
. Miller R, Clarren S. Long-term developmental outcomes in patients with deformational plagiocephaly. Pediatrics 2000;105(2):E26 , 1-5.
3. Muakkassa K, Hoffman H, Hinton D, Hendrick E, Humphreys R, Ash J. Lambdoid synostosis. Part 2: Review of cases managed at the Hospital for Sick Children, 1972-1982. J Neurosurg 1984;61:340-347.
l'argent public économisé sur les crèches et autres, et sur les dépenses de santé pourraient servir à créer d'autres emplois.
Elle est belle et tout terrain, je l'ai enfin, il s'agit de la CHARIOTTE A COMMISSIONS !!!!
De nos jours, on a pas l'habitude de voir cet ustensile aux mains de personnes de moins de 70 ans, et pourtant c'est à mon avis l'arme absolue de la maman marcheuse et porteuse.
Pour être en adéquation avec mes résolutions de décroissance, et respecter les limites d'Achille qui supporte mal la voiture, j'ai décidé d'aller faire mes courses à pieds.
Et pourquoi pas avec une poussette ? parce que je ne veux pas que biboudemars circule à la hauteur des pots d'échappement.
En plus dans une poussette on ne voit pas tout, et sa curiosité étant très grande il serait trop frustré dans sa faim de découvrir le monde .
Et puis c'est tellement mieux de le sentir tout contre moi, rassuré par mon contact et bercé par le rythme de mes pas, jusqu'à s'endormir doucement...
Donc je marche et je porte. Il me faut 25 minutes pour aller à la coop du coin par exemple, avec une forte pente à remonter et un bibou de pas loin de 9kg sur le dos. Comme vous avez pu le voir sur les photos, Achille est du genre rembourré, alors c'est sportif :-))
A l'occasion de ces sorties, je peux me rendre compte à quel point je suis une extra terrestre !!!
Et bien oui : marcher, pour notre génération de la bagnole et du moindre effort, c'est déjà curieux.
Porter mon bébé me distingue encore plus. Même si le portage entre dans les moeurs, j'ai souvent des regards étonnés ou admiratifs lorsque je porte biboudemars dans le tissu sur ma hanche ou en berceau. On m'arrête pour me demander d'où je tiens mon porte bébé et j'ai même commencé à en vendre.
Si ça se trouve, ce n'est peut être pas à cause de la chariotte, du portage, ou de l'hni que les gens me regardent bizarrement, mais à cause de tout ceci à la fois ?
Un jour, un copain anglais qui partait chaque matin à vélo enseigner à la fac , me demandait pourquoi ses étudiants s'écroulaient de rire en le voyant arriver. Etait ce parce qu'il faisait du vélo sous la pluie ou bien parce qu'il était en short au mois de décembre ?
A votre avis ?
Peine perdue , la mère Alisabel ne se laisse pas impressionner par un petit déplacement de vertèbre, elle en a vu d'autres, et c'est pas ça qui va l'empêcher de faire ses courses à pieds ou de porter biboudemars durant des heures pour le réconforter. 
Il y a quelques jours maurice m’a fait part de son envie d’écrire sa version de cet évenement.
5 mois et demi plus tard : c’est donc le temps qui lui a été nécessaire pour digérer cette naissance .
Je précise que je n’ai pas retouché ce texte, ce que vous allez lire est de la pure litterature mauricéenne dans son essence la plus authentique.
Vous remarquerez une certaine similitude de propos avec mon article pavé dans la mare en ce qui concerne la présence du père au bistrot.
Que ce soit bien clair : nous n’avons de près ou de loin aucune ambition bistrotière d’aucune sorte, ni d’actions dans aucun d’entre eux, et nous n'y passons pas notre vie !!
Bonjour à tous et à toutes, je suis Maurice, le tendre compagnon de Caroline Ingalls. Je vais vous faire par du récit de la venue au monde d’Achille, il me semble important que vous ayez une vision de l’autre coté de la mère.
Dimanche soir donc, après avoir passé une journée à l’extérieur de la maison, je retrouve ma caroline (Simone pour les intimes) avec des contractions régulières. Pour elle c’est sur le bébé arrive.
Alors on met la maison en mouvement :
1° mouvement : envoyer la grande fille dormir chez une copine;
2° mouvement:passer un coup de fil à Françoise notre sage femme, pour lui dire que « on croit que ça y est que c’est parti que le bébé arrive »
3° mouvement préparer l’endroit où se déroulera l’accouchement.
Je dois avouer que malgré les 9 mois d’attentes et la préparation mentale quand à ce moment, ben on est quand même un peut largué.
Mais bon ça a l’air de tenir, le feu crépite dans la cheminée, les coussins, matelas, alèzes et tout le reste sont prêts.
Isabelle plonge dans un bain histoire de se détendre, et c’est à ce moment en plein milieu aquatique que le poche des eaux décide de se rompre, alors après quelques minutes de :
- t'es sure ?
- oui il me semble
- donc ça y est ?
- oui je pense que la poche est rompue.
J’appelle Françoise qui me précise qu’il n’y a pas encore lieu de s’alarmer et me dit que je la rappelle lorsque nous avons des contractions régulières & dans un intervalle de 3 min.
Alors je rejoint Isa devant la cheminée, les contractions s’intensifient, je la prends dans mes bras à plusieurs reprises histoire de l’aider à les faire passer. Nous arrivons à l’intervalle fixé par Françoise, je l’appelle donc encore une fois, elle me prévient qu’elle se met en route.
Pendant se temps je veille à ce qu’Isa ne manque de rien, à boire, de la chaleur, quelque chose à grignoter, de la musique douce (morcheeba et massive attack), et son homme à coté. On se détend en parlant du nom de notre futur bébé.
Françoise arrive avec tout son matériel, son savoir faire et sa présence rassurante.
J’en profite pour sortir fumer, pendant se temps je sais Isa avec Françoise, donc pas de souci.
Quand je rentre Françoise a pris les rênes de l’accouchement, je me sens rassuré.
22H30 premier cri, Isa est dans un bain, Françoise à coté d’elle. Et là, malgré les centaines d’épisodes d’ »Urgence » que j’ai pu voir, malgré les récits de mes beaux frères sur les accouchements de mes sœurs, malgré la préparation de ce moment, je me dit qu’Isa souffre, et ce cri emplit toute la maison. Isa sort du bain car le bébé ne semble pas vouloir sortir toute de suite, Françoise nous dira plus tard qu’il est dans la position du siège et que ça a compliqué les choses.
Isa se retrouve donc dans le salon, sur ses matelas au chaud. Le travail continue, toujours ces cris et Françoise qui l’encourage à pousser, mais bébé ne vient pas. J’essaye de garder ma contenance mais c’est trop dur. Les cris s’entendent de partout dans la maison, lorsque je sort fumer une cigarette, quand je suis dans la cuisine, où que j’aille dans la maison : toujours ses cris. Je guette le cri qui annoncera la sortie du bébé, mais sans succès. Alors je fais des aller retour entre le salon et la cuisine, j’apporte de quoi boire à Isa, de quoi manger aussi, j’essaye de discuter avec elle, mais j’ai plus l’impression d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine qu’autre chose.
Je vois bien qu’Isa souffre, malgré tout ce qu’elle peut me dire, malgré les pauses entre chaque contraction, je ressent sa douleur. Et toujours ces cris.
Arrive le moment où je craque, Isa me demande de la rejoindre pour l’aider, mais c’est au dessus de mes forces, je reste figé sur place et lui réponds « non, je ne peux pas ». Certains verront peut être de la lâcheté dans ce geste, pour ma part je dirais juste que j’étais au milieu de quelque chose que je ne comprenais pas, que je ne maîtrisais pas, que je voyais la femme que j’aime le visage tendu par la souffrance, que ses cris me remplissaient la tête, que je n’avais aucun moyen d’échapper à cela. Alors j’ai préféré la laisser avec Françoise plutôt que les encombrer avec ma présence pataude. Je me suis réfugié dans la cuisine, j’avais ouvert une bouteille de Bergerac rouge, je me suis versé un verre et j’ai attendu.
J’ouvre une parenthèse à ce sujet. A l’époque ou l’accouchement ne se déroulait pas automatiquement dans un endroit désinfecté, stérilisé, blanc, et avec plein de gens en blouses qui brassent de l’air, à cette époque la sage femme arrivait sur place, dégageait le père au bistrot et s’occupait de la mère et l’enfant. Le père faisait de rapides passages à la maison histoire de voir si il y avait des nouvelles, le cas échéant il retournait au bistrot.
Donc me voila dans la cuisine, de temps en temps Françoise vient me voir histoire de me donner des nouvelles du front. Mais elle repart bien vite auprès d’Isa qui a besoin d’elle.
Au bout de 3 H de tentatives d’expulsion, je m’isole dans une pièce et me mets à prier, je demande à Dieu de donner un coup de main à Isa afin d’en finir avec cette naissance, je lui demande de nous donner la force d’aller jusqu’au bout.
Après ces quelques minutes je reviens dans le salon, prend Isa dans mes bras et l’aide dans ce qui sera la dernière poussée.
Achille arrive enfin, petite merveille aux yeux fermés. On le pose tout de suite sur le ventre d’Isa.
Pour ma part je sors dans le jardin et tout le stress accumulé ces dernières heures sort enfin, j’ouvre les vannes en grand.
Le reste de l’histoire n’est que du bonheur, Isa vous le raconte tous les jours sur son blog.
Voila, c’est le vécu d’un père pour un accouchement à domicile, pas de salle d’attente où s’isoler, pas de copains qui peuvent passer faire un coucou. On joue un rôle important durant ces moments, je pense avoir joué le mien comme il fallait.
Merci d’avoir lu ces quelques lignes

www.flickr.com
|
DEPANURGISATION
:
Neologisme cazaletien.référence au célebre mouton de Panurge , qui fait ce que fait le troupeau sans se poser plus de questions.
Action de se nettoyer le cerveau des idées reçues et convictions qui ne nous seraient pas personnelles .
nettoyants recommandés : le doute , l'esprit critique , l'information .
Certes nous ne sommes pas des moutons , mais nous subissons tout de meme des pressions visant à nous y assimiler. La dépanurgisation est donc à effectuer de façon régulière , en cure plusieurs fois par an.
"capillo- tracté" :façon hexagonale et trés snob de dire tiré par les cheveux . J'adore :-))
"apanivore"